La crise financière qui se décline comme une crise de la confiance, remet en question tout ce qui ne l’était pas auparavant : Les institutions (financières et administratives), le système économique, mais également les modes de vies.
L’entreprise de manière générale n’est pas moins qu’une société organisée, à échelle réduite, avec ses codes et sa culture. Pour réagir à la crise, celle-ci a certes besoin d’innovation, mais l’innovation seule ne sera pas un gage certain de succès sans le facteur déterminant de la performance collective qu’est la confiance et, a fortiori pour les organisations virtuelles et les équipes dont la production est à forte intensité immatérielle (Jean-Yves PRAX, 2003).
Dans l’ouvrage « Microsoft Office Groove : la Confiance Collaborative en réseaux » co-écrit par Jean-Michel Davault et Frédéric Sitbon, les auteurs tentent de démontrer que la confiance est un élément fondamental du travail collaboratif, et à plus forte raison dans un environnement virtualisé. En effet, il faut pouvoir être en mesure de communiquer la bonne information à la bonne personne au bon moment afin de favoriser la prise de décision stratégique. Cela exige un partage intelligent de l’information, privilégié par le rapprochement des personnes et des compétences. Cet aspect est optimisé par une confiance humaine entre les collaborateurs, mais aussi par une confiance en les outils et systèmes de gestion et de partage de l’information.
C’est à partir d’outils collaboratifs qualifiés par les auteurs de « non conventionnels », qu’il est possible de mettre en place un fonctionnement matriciel pour la gestion de projet. Cela permettra une fluidité des interactions au sein du groupe, et cela aura une fonction de catalyseur pour la créativité de chacun des intervenants.
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